Un peu d’histoire

Aux origines de la Presqu’île de Rhuys, on trouve Saint-Gildas. C’est parce qu’au début du VIè siècle, un moine breton nommé Gweltas a décidé de fonder ici une abbaye celtique, que tout a commencé à prendre vie : les forêts impénétrables ont été entamées, les salines creusées, les premiers moulins ont commencé à moudre le grain des premières moissons.

Ni Sarzeau, ni Arzon, ni Suscinio, ni Le Crouesty bien sûr n’existent encore, mais l’Abbaye de Saint-Gildas porte son rayonnement bien au-delà des frontières de la Presqu’île.
Durant les siècles qui suivront, cette primauté spirituelle et intellectuelle ne sera jamais remise en cause. Cela certes a disparu aussi. Peut-être en reste-t-il quelque chose. Lorsqu’on s’attarde au chevet roman de l’église abbatiale, ou que l’on descend les marches raides qui mènent à la « Bonne Fontaine » sous le Grand Mont, au lieu-même où débarqua, dit-on, le père fondateur.

Si Saint-Gildas possède quelques centaines de mètres de rivages sur le Golfe du Morbihan, la commune regarde le large. Le Grand Mont constitue un merveilleux belvédère d’où l’on découvre par temps clair, la baie de Quiberon dans son intégralité, depuis le Croisic jusqu’à Quiberon avec, en face, le rempart des îles. Pour cela sans doute, de tous temps, les Gildasiens furent marins plutôt qu’hommes de terre.