Recul du trait de côte : mieux connaître les évolutions à venir pour mieux les anticiper

Avec le changement climatique, le trait de côte évolue. À Saint-Gildas-de-Rhuys comme ailleurs, cette limite entre la terre et la mer recule petit à petit vers l’intérieur des terres. Ce phénomène s’explique principalement par l’érosion, qui entraîne une perte de sédiments (sables, graviers, galets, terre…) sur les plages, les dunes et les falaises, et par la submersion, liée à l’élévation progressive du niveau de la mer.

Pour mieux anticiper ces évolutions, une cartographie du recul du trait de côte a été réalisée à l’échelle des 17 communes littorales de l’agglomération de Vannes. Cette cartographie permet d’identifier les secteurs susceptibles d’être exposés à horizon 30 et 100 ans.

Quelles évolutions à Saint-Gildas-de-Rhuys ?

À horizon 30 ans

Les projections dessinent un recul potentiel du trait de côte de l’ordre de 10 à 20 mètres maximum sur une partie du littoral communal d’ici 2052. Ces chiffres s’expliquent par de possibles éboulements de falaise localisés.

Certains secteurs apparaissent toutefois plus sensibles, comme celui de Kerpont, où un recul plus important est identifié au niveau de la lagune, notamment du fait de l’augmentation du niveau marin qui engendre des reconnexions de zones basses à la mer.

À cette échéance, environ une dizaine d’habitations semblent directement exposées au recul du trait de côte.

Le zonage 0-30 ans sert à limiter la construction dans les zones exposées à court terme aux risques littoraux afin de ne pas augmenter la vulnérabilité des personnes et des biens.

À horizon 100 ans

À plus long terme, les évolutions du trait de côte prennent davantage d’ampleur. Le scénario à 100 ans met en évidence une exposition accrue de plusieurs secteurs de la commune, avec un recul du trait de côte susceptible de concerner plusieurs dizaines d’habitations, mais également certains équipements et espaces publics tels que les parkings du Goh Velin et du Rohu. Certaines zones naturelles comme la lagune de Kerpont ou les dunes du Kerver seront également particulièrement concernées par le phénomène d’ici 2122.

Anticiper plutôt que subir

À Saint-Gildas-de-Rhuys, cette nouvelle connaissance doit permettre de construire progressivement une stratégie adaptée aux réalités du territoire.

Afin de mieux prendre en compte le recul du trait de côte dans les politiques d’aménagement et d’urbanisme, la cartographie des secteurs exposés à 30 et 100 ans y sera intégrée et donnera lieu à des prescriptions particulières. L’objectif est d’anticiper progressivement les évolutions du littoral, en encadrant les nouvelles constructions dans les secteurs concernés, tout en préparant l’adaptation des bâtiments, équipements et activités déjà présents.

Plus d’informations dans la FAQ disponible sur le site de GMVA.

|23.09.2026|