Algues : les élus de la Presqu’Ile font le point

Ce lundi 12 août après-midi, Alain Layec et ses homologues des communes de Sarzeau et Arzon, David Lappartient et Roland Tabart, se sont retrouvés à Saint Gildas afin de faire un point sur les arrivages d’algues auxquels sont confrontés les trois communes depuis fin juillet.

Les trois maires vivent des situations analogues, Saint Gildas et Sarzeau étant toutefois plus particulièrement impactées. Tous ont regretté l’incompréhension manifestée par de nombreux vacanciers, l’agressivité de ces derniers à l’égard des services municipaux ou encore leur indiscipline sur les sites en cours de nettoyage. Or, ont-ils tenu à souligner, le cycle des algues est un phénomène naturel, même s’il est vrai que cette année, il apparaît plus tôt dans l’été et dans des proportions inhabituelles. La situation n’est en rien comparable à celle de la baie de St Brieuc. En outre, les communes ont mis en œuvre des moyens pour réduire les nuisances et préserver l’activité touristique. Aujourd’hui, la baignade reste possible sur de nombreux sites et ce, d’autant plus que la présence des algues n’affecte en rien la qualité des eaux de baignade. Les activités nautiques ont pu être préservées.

Le public doit toutefois être conscient que tout le littoral ne peut être nettoyé : parce que deux entreprises et 14 personnes se relayent déjà jour et nuit, avec d’importants moyens matériels, sur les trois communes, parce que l’affluence touristique ne permet pas la circulation des véhicules à certains moments de la semaine, en particulier le week-end, parce que les engins ne peuvent pas accéder partout et surtout, parce que ces opérations ont un coût ! A ce jour, les budgets initiaux se trouvent largement dépassés et les communes, à l’instar de celle de Sarzeau, vont devoir « lever le pied »…

Saint Gildas, Sarzeau et Arzon se félicitent d’avoir su jouer la carte de la coopération intercommunale pour le nettoyage de leurs plages. Les maires regrettent toutefois que les moyens financiers qui leur ont été alloués par l’agglomération, depuis que celle-ci leur a réattribué la compétence du nettoyage des plages depuis le 1er dernier, s’avèrent insuffisants pour faire face aux besoins.